Le Groupe consultatif pour le financement du PND en Côte d’Ivoire a rassemblé à Abidjan, la capitale ivoirienne, les 8 et 9 juillet dernier, le gotha de la finance mondiale. Cet important forum économique et financier international organisé par le gouvernement ivoirien visait, comme son nom l’indique, à mobiliser des ressources en vue du financement le Plan National de Développement, PND, 2026-2030. La participation de la Société de Gestion et de Développement des Infrastructures Industrielles, SOGEDI, à ces assises traduit l’engagement de l’État de Côte d’Ivoire à faire des infrastructures industrielles un pilier central de sa transformation économique.
Dans le cadre de la mobilisation des ressources pour la mise en œuvre du Plan National de Développement (PND) 2026-2030, la SOGEDI acteur clé de la politique de planification, de réalisation, de modernisation et de gestion des zones industrielles sur l’ensemble du territoire ivoirien y a pris toute sa place avec pour ambition de positionner les infrastructures industrielles comme un levier prioritaire de croissance inclusive et de diversification économique.
Au cours de cet événement, la SOGEDI a présenté un portefeuille de projets structurants à fort impact économique et social. Ces projets portent notamment sur l’aménagement de nouvelles zones industrielles intégrées répondant aux standards internationaux. Il s’agit notamment des zones industrielles de Yamoussoukro (500 ha), San Pedro (540 ha), Bonoua (329 ha), Assouba (23 ha), Bouaké (150 ha), Adzopé (300 ha) et PK 50.
A propos de PK (50), cette zone industrielle intégrée dont il convient d’appeler une ville industrielle sera dotée d’une superficie totale de 1 500 ha et prendra en compte des espaces dédiés aux industries, à la logistique, et aux services publics notamment (Guichet Unique, Poste de police, GSPM, etc.) permettant le bon fonctionnement et l’attractivité de ladite zone. Elle devrait, par ailleurs, abriter des zones résidentielles et est considérée comme le futur fleuron en termes de zone industrielle moderne en Côte d’Ivoire.
Ces initiatives visent principalement à renforcer l’attractivité du territoire ivoirien pour les investisseurs nationaux et internationaux, tout en soutenant le développement des chaînes de valeur locales.
Par ailleurs, ces projets portés par la SOGEDI intègrent des dimensions environnementales et technologiques, notamment la promotion de zones industrielles durables, la digitalisation de la gestion des infrastructures et l’intégration de solutions énergétiques efficientes. Ces orientations s’inscrivent pleinement dans la vision du PND 2026-2030, axée sur une croissance verte, résiliente et inclusive.
À travers sa participation au Groupe Consultatif, la SOGEDI ambitionne de mobiliser des financements conséquents auprès des partenaires techniques et financiers et entend également renforcer les partenariats public-privé tout en promouvant des modèles innovants de financement adaptés aux enjeux du développement industriel.
Au-delà du financement, cette démarche traduit la volonté de la SOGEDI de contribuer sensiblement à la transformation structurelle de l’économie ivoirienne, à l’amélioration de la compétitivité industrielle et à l’émergence d’un tissu économique solide et diversifié.
La participation de la SOGEDI au Groupe Consultatif pour le financement du PND 2026-2030 s’inscrit ainsi dans une dynamique nationale ambitieuse, visant à faire de la Côte d’Ivoire un hub industriel de référence en Afrique de l’Ouest.
Le Groupe consultatif pour le financement du PND (2026-2030) en Côte d’Ivoire a été présidé par le Vice-Président de la République, Tiémoko Meyliet Koné, au nom du chef de l’Etat, Alassane Ouattara. A ce rassemblement, Monsieur Tiémoko Meyliet Koné a appelé les partenaires techniques et financiers, les institutions financières internationales et régionales, ainsi que le secteur privé et la société civile à renforcer leur accompagnement pour la réussite du PND 2026-2030 évaluée initialement à 114 838,5 milliards FCFA d’investissement, et traduite à environ 47 820 milliards de francs CFA, représentant environ 4 fois l’objectif initial de mobilisation au regard de la forte mobilisation des partenaires.
